Quel est le point commun entre le pop-corn ou les beignets et les normes d’interopérabilité en matière de santé ?
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Quel est le point commun entre le pop-corn ou les beignets et les normes d’interopérabilité en matière de santé ?

Au Panama, on les appelle millo ou popcorn, en Argentine c’est pochoclo ou pororó. Ce sont quelques-uns des noms utilisés dans différents pays d’Amérique latine et des Caraïbes pour désigner le snack à base de maïs exploité. En Colombie, les buñuelos sont des en-cas salés à base de fécule de maïs et de fromage, mais au Mexique, ils sont sucrés et composés de farine de blé et de sirop. Si un objet universel peut avoir des noms différents selon les particularités de chaque pays, dans le secteur de la santé, il est essentiel qu’il n’y ait pas de place pour l’ambiguïté entre les différents acteurs impliqués dans le système d’information. Heureusement, pour parler le même langage dans le monde de la santé, nous avons les normes d’interopérabilité. Qu’est-ce qu’elles sont et pourquoi sont-elles des alliées stratégiques dans le domaine de la santé ?
L’objectif ne se limite pas à échanger un millier de dollars par jour.

L’échange d’informations cliniques structurées, cohérentes et efficaces est important car il permet d’éviter les erreurs médicales, de réduire les coûts et de faciliter la prestation de soins de qualité en temps utile. Le dictionnaire informatique standard de l’Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE) définit l’interopérabilité comme « la capacité de deux ou plusieurs systèmes ou composants à échanger des informations et à utiliser les informations échangées ». La clé pour obtenir des soins de qualité centrés sur le patient est que les informations échangées (interopérabilité syntaxique) puissent être utilisées correctement sans qu’il soit nécessaire de générer des processus supplémentaires pour interpréter les informations reçues (interopérabilité sémantique). Il existe plusieurs catégories et chacune a des objectifs spécifiques. Ce blog se concentre sur les trois principales catégories de normes dans le domaine des soins de santé, deux pour l’interopérabilité syntaxique (messagerie et documents) et une pour l’interopérabilité sémantique (terminologie).
Normes de messagerie ou recette de grand-mère

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Ce type de norme vise à garantir la cohérence et l’efficacité de la structure et du format des informations ou des données à échanger entre les systèmes. Ainsi, ils définissent ou spécifient le langage, le format, le type de données et les structures communes qui facilitent le partage des informations cliniques. Par exemple, en Colombie, pour partager des beignets de Noël avec ses amis et sa famille, il est crucial de suivre à la lettre la recette de grand-mère, c’est-à-dire d’utiliser une tasse de fécule de maïs pour chaque tasse de fromage, sinon le message d’amour et de fête transmis par les beignets ne sera pas cohérent ni efficace.

Les plus couramment utilisés dans cette catégorie sont :

Health Level Seven International (HL7)

Imagerie numérique et communications en médecine (DICOM)

Conseil national pour les programmes de médicaments sur ordonnance (NCPDP)

HL7 permet un accès et une utilisation sécurisés des données cliniques et administratives des patients. DICOM facilite la manipulation, le stockage, l’impression et la transmission des images radiologiques et NCPDP est utilisé pour les prescriptions électroniques.
Normes de documentation clinique ou diagramme nutritionnel standard

Ceux-ci permettent de standardiser le type d’informations incluses dans un document clinique, comme les rapports de sortie, les épicris ou les interconsultations. Il convient de préciser que la documentation clinique et les messages ne sont pas identiques et qu’ils ont donc des caractéristiques et des utilisations différentes. Parmi les plus connus, citons :

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Dossier de continuité des soins (DSC), qui fournit un format standard pour les informations de base sur la santé.
L’architecture de document clinique (CDA), qui permet d’améliorer la communication entre les prestataires de soins de santé pendant la transition des soins.

En d’autres termes, l’utilisation de ces normes permet de présenter la documentation du tableau nutritionnel standard des aliments, dans lequel chacun peut lire la taille de la portion au début, suivie de la quantité de calories, du pourcentage de la valeur quotidienne et enfin des nutriments.
Normes terminologiques, la Royal Academic Royal Academy of Clinical Concepts

Ces normes garantissent que les informations échangées sont compréhensibles par tous les systèmes, car elles fournissent des codes et des vocabulaires spécifiques pour les maladies, les médicaments, les procédures de santé, les allergies, les diagnostics, entre autres. En d’autres termes, elle laisse de côté les différents noms utilisés dans la région, tels que popcorn ou pururu et beignets mexicains ou colombiens, pour uniformiser leurs noms en tant que snacks à base de maïs et snacks frits, respectivement. Ainsi, lorsqu’une personne échange ces délices culinaires avec une autre, toutes deux sont totalement sûres d’obtenir ce à quoi elles pensaient, car le message est compréhensible pour tous.

Parmi les classifications les plus importantes, citons :

SNOMED CT pour les concepts médicaux.

Codage CIM-10 des maladies et des diagnostics

LOINC code les résultats de laboratoire et les observations cliniques.